
- O2 - Autour des Ruines
Site en ruines, Saint-Joseph
- Lieu
- Piton Babet, Saint-Joseph, La Réunion
- Cadre
- Concours Impact
Planches du projet
À Saint-Joseph, sur les ruines et abords du Piton Babet, un site délaissé se dresse comme un fragment de mémoire, à la fois fragile et persistant. Il porte les traces d’un passé, mais aussi les cicatrices du temps.
Le projet vise à redonner souffle à ces murs en les transformant en lieu de transmission et de rencontre. L’architecture n’efface pas, elle s’appuie sur ce qui reste pour ouvrir des usages nouveaux, dans une démarche de sobriété et d’ancrage local.



Annotations des schémas : Ouvertures en vacoas · Soubassement pierre du site · Bassins trempages · Séchage au soleil


Description détaillée : Plan rez-de-jardin
- Le site entre la rivière des Remparts à l’ouest et le Piton Babet à l’est ; vents dominants indiqués ; nord vers le haut.
- Accès par l’ouest jusqu’à l’accueil, puis un cheminement qui relie les ruines.
- Café et ateliers au nord ; bassins naturels au centre ; expositions dans les ruines au sud.
- Aires de jeux et aire de pique-nique dans le jardin.
Le rez-de-jardin s’organise autour d’une place centrale, cœur du dispositif. Les bassins, les ateliers, l’espace muséal et la restauration s’articulent autour de ce vide actif. Les circulations fluides invitent à la découverte progressive, reliant l’intérieur des ruines à la nouvelle vie du site.
L’intervention repose sur une logique de conservation. Les murs en pierre existants sont protégés par une surstructure en bois indépendante. La porosité est au cœur du projet : laisser entrer l’air, filtrer la lumière, accueillir les saisons, les usages et l’imprévu.
Des ruines préservées
Tous les vestiges en pierre sont conservés et protégés. Consolidés sans être reconstruits, ils deviennent le socle du projet : la mémoire du site reste lisible, et les nouveaux volumes en structures légères viennent autour.
Un matériau innovant
Le vacoa, plante emblématique, est récolté localement et séché avant d’être tressé. Dans le projet, il devient filtre, brise-soleil, cloison ou assise. Les chutes réintègrent les sols comme paillage, enrichissant la terre.
Une filière relancée
La filière engage habitants et artisans dans une économie locale, limitant transports et transformations lourdes. Ce matériau vivant raconte la continuité entre la plante, la main qui la travaille et l’espace qu’elle façonne.

Parler de ce projet
Écrire à Lù-Yen Martin (luyenmartin01@gmail.com)

